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Breaking News
28 novembre 2009
A lire cette semaine sur laviedebiais : "L'indécidable. Regard sur les écritures schizées", un article signé Marie-Eve Lacasse. Mouhahaha. -
Intra Muros
22 novembre 2009
Après quelques années passées derrière les fortifications parisiennes – en l’occurrence, le symbolique périph' –, j’ai été amenée dernièrement à réintégrer Paris intramuros. Intra muros, du latin qui signifie littéralement, comme chacun sait, «dans les murs». Drôle d’expression, surtout lorsqu’elle renvoie à la fois au milieu carcéral et à la ville fortifiée. Paris se replie sur elle-même comme un colimaçon ; elle enferme ses habitants dans ses tentacules, les serre dans son nid exclusif. Je redécouvre ce plaisir singulier, celui d'être «pressée» au sens premier du terme, d’être «compressée» dans cet enclos parmi une foule qui tourne sans arrêt. Paris serait comme une grande maison dont les murs s’arrêteraient aux portes de la ville ; chaque arrondissement correspondrait à une pièce, avec ses ambiances et sa lumière. J'aime aussi cette sensation retrouvée d'être au cœur et qui est propre à Paris, à sa forme même.
Je réalise que cette densité et la proximité de l'intimité des autres invitent forcément à la tolérance, à une sorte de tendresse humaine pour ce quotidien partagé. On finit par aimer les bruits des clés des voisins à heures fixes, leurs enfants qui rentrent de l’école, le ronron de l’aspirateur et les différentes sonneries des téléphones, à tous les étages. Je ne me lasserai jamais du pouls des villes, de leurs pulsations différées, de cette vie qui glisse et se retourne dans chacune de ses venelles et de cette sensation excitante que tout peut arriver, là, au coin de la rue ; plaisir augmenté lorsqu’on finit par croiser des amis et des connaissances par hasard dans l’une des «pièces» de cette maison que nous partageons et qui nous rappelle que nous vivons aussi, même si cela peut sembler abstrait, ensemble.
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À bruit secret
07 novembre 2009
« À bruit secret : tel est le titre de ce readymade aidé: une pelote de ficelle entre deux plaques de cuivre réunies par quatre longs boulons. À l'intérieur de la pelote de ficelle, Walter Arensberg ajouta secrètement un petit objet qui produit un bruit quand on le secoue. Et à ce jour je ne sais pas ce dont il s'agit, pas plus que personne d'ailleurs.
Sur les plaques de cuivre, j'inscrivis trois courtes phrases dans lesquelles des lettres manquaient çà et là comme une enseigne au néon lorsqu'une lettre n'est pas allumée et rend le mot inintelligible.»
Marcel Duchamp, New York, 1916
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Rien. Tout.
06 novembre 2009
Il y a des lectures qui rendent heureux.
Qui rendent la vie heureuse.
Je ne sais pas très bien pourquoi. Peut-être parce que c'est gratuit. Peut-être parce que c'est un dialogue silencieux. Peut-être parce que c'est une manière réjouissante d'habiter la solitude et plus généralement, de s'habiter soi-même.
Hier soir je lisais Colette, un auteur que je n'aime pas toujours, trop d'opulence, trop de gourmandise, trop de parfums capiteux et d'ambiances chargées. Et pourtant, quelques lignes se sont glissées jusqu'à mon sommeil, m'accompagnant aujourd'hui de leur liesse. Dans Le Pur et l'impur, Colette relate l'anecdote d'un couple d'aristocrates anglaises qui vécurent ensemble, retirées du monde, pendant plus de soixante ans après avoir fui toutes deux leur milieu d'origine : « À la source de leur sérénité, en remontant un demi-siècle en arrière, du moins trouvaient-elles, encore chaude dans sa cendre, la nuit romanesque de leur première fuite, une course éperdue, un trajet par les chemins montagneux, les pieds saignants dans des souliers de prunelle... (...) Complications, jeux, drames et larmes d'enfants ; - mais de là s'élève, rigide et fleuri comme l'iris appuyé à sa verte lance, un sentiment unique. (...) Que demande-t-elles, en somme ? Presque rien, - tout : vivre ensemble. »
Quelques pages plus loin, Colette recopie des extraits du journal d'une des deux, l'aînée, dont l'écriture d'une simplicité désarmante s'apparente presque à des haïkus : « Mon doux amour. Un jour de silence pensif. » Ou : « Un jour de la plus parfaite et suave solitude. » Ou : « Lu. Écrit. Dessiné. Beau lever de soleil, ciel d'azur. Une molle fumée s'élève en spirales au-dessus du village... Innombrables oiseaux ! » Ou encore : « Ma Bien-Aimée et moi nous nous promenons devant notre cottage. »
Mais oui.
Lorsque se promener avec sa Bien-Aimée devant son cottage relève du miracle, on l'écrit. -
Robots in Disguise a un bon effet sur mon humeur
30 octobre 2009
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La pensée sauvage
30 octobre 2009
À lire cette semaine sur laviedebiais, rubrique "interview" : un entretien avec la philosophe Peggy Sastre, auteure d'Ex Utero, pour en finir avec le féminisme, paru à La Musardine dans la collection "L'attrape-corps".
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Instructif
22 octobre 2009
"Une façon d'entrer un ollie plus haut et plus facilement se base sur la troisième loi de Newton (loi de l'action et de la réaction). Cette astuce consiste, lors de la première phase de la technique, à abaisser le tail jusqu'au sol. Si la force est exercée convenablement, la force de réaction issue du sol fera littéralement "rebondir" le tail, le faisant s'élever beaucoup plus facilement. Cette astuce n'est pas indispensable, mais facilite énormément la réalisation de nombreux tricks. Faire claquer l'arrière de sa planche afin de le faire rebondir s'appelle "popper".
La vitesse n'est pas nécessaire pour effectuer un ollie. Celui-ci peut même se faire à l'arrêt. En effet, seules la technique et la réaction du sol comptent pour faire décoller la planche. Toutefois, il est parfois plus facile de popper lorsqu'on est en mouvement.
Les caractéristiques physiques du skateur, notamment sa taille et la puissance de détente de ses jambes, influent directement sur la hauteur de ses ollies, mais le principal facteur qui influe sur la hauteur est le timing et la coordination des jambes. Ainsi deux skaters de même gabarit peuvent avoir des ollies de tailles très différentes, et il n'est pas rare de voir un skateur de gabarit inférieur à la moyenne effectuer des ollies de taille supérieure à la moyenne, et inversement."© Photo Nicolas Urlacher
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Tribute To Valeria
22 octobre 2009
Parce que tout est dit. Là.



