• Une minute de fétichisme

    28 février 2009

    Lectrice adorée, tu veux ze bon plan pour acheter des belles pompes de fillasse pas si chères que ça ? http://www.kurtgeiger.com/ Ensuite, tu cliques sur "Women" et tu me détestes à mort de t'avoir fait découvrir Kurt Geiger et sa boîte virtuelle de trésors à lanières, à boucles et à talons. 

  • L'envers de Facebook

    22 février 2009

    Tout est merveilleux sur facebook. Tout le monde il est gentil, beau, drôle et s'éclate en permanence. Le facebooker de base a beaucoup d'amis, il a toujours un truc à faire ou à dire, son « status » est une compète permanente sur le mur des lamentations. Je fais moi-même partie de ceux qui tentent de trouver le jeu de mot le plus obscur ou le plus cultivé, et les plus malins ripostent par un jeu de mots encore plus obscur et plus cultivé, ce qui nous donne l'illusion que nous faisons partie d'une communauté super élitiste.

    Sur facebook, tout le monde il a fait des études, tout le monde il bosse dans des boîtes prestigieuses et tout le monde il a des références littéraires, cinématographiques et artistiques poussées à mort. Sur facebook, tout le monde il regarde Arte et passe des vacances de folie en Malaisie.

    L'envers de Facebook, c'est cet enthousiasme gnagnan quand il s'agit de retrouver ses vieux potes d'il y a dix ans, pas de nouvelles depuis, de se dire ouououééééé, trop génial on va se retrouver, t'as fait quoi depuis ?

    Il y a celles qui n'ont pas réussi ou pas encore, ceux qui sont tombés malades, celles qui n'ont pas eu de chance. Il y a ceux qui ont dû bosser pendant leurs études, il y a celles qui paient encore aujourd'hui, il y en a qui ont tout envoyé valser et ceux qui ont déménagé à l'autre bout du monde. Il a eu des séparations, des déchirures, des peines, de la solitude, des grandes périodes d'ennui, de dépression et de doutes. Il y a eu le chômage, la perte, l'angoisse, la fin des illusions, mais de tout cela, évidemment, on ne parlera jamais sur facebook.

  • Aesop my love

    21 février 2009

    J'ai découvert la marque Aesop dans la salle de bains d'Amélie, une graphiste super que j'ai rencontrée dans la cadre d'un job et qui, accessoirement, lit "Laviedebiais" la nuit sur son Iphone quand elle souffre d'insomnie, ce qui est une excellente idée. Aesop donc, c'est la petite marque australienne ultra presti, avec un corner chez Colette et une superbe boutique rue Bonaparte (avant les Beaux-Arts, en marchant vers la Seine), où vous trouverez le savon pour les mains le plus parfait du monde entier, la bien nommée "Résurrection aromatique" à base d'écorce de mandarine, de feuille de romarin et de bois de cèdre de l'Atlas. Chaque pouch sur la pompe procure des sensations olfactives proches de l'extase. L'autre merveille absolue de la plus géniale des odeurs du monde et de l'univers, c'est leur eau de toilette "Marrakech" qui mêle la cardamome au girofle, le jasmin et le... thé ! Je prévois m'en prendre un flacon bientôt, très bientôt, très très bientôt. Evidemment, la perfection n'est pas donnée, mais franchement, ça vaut le coup de se ruiner pour faire vibrer de bonheur les petits poils frisés dans son nez.

     

  • Portrait de femme : Virginie

    15 février 2009

    Je n'ai pas vu Virginie depuis presque dix ans. Nous avons fait une année de pensionnat ensemble. On s'est retrouvées sur facebook, et j'ai trouvé ça il y a quelques jours dans ma boîte mail : "Hier j'ai pelleté mon toit de remise... J'ai mal partout. Il y avait trois pieds de glace et de neige alors j'ai trop forcé en peu de temps, je pensais m'évanouir. Il faut dire que l'hiver je ne suis pas en forme et je fume trop et je dors beaucoup. Je me lève vers midi une heure, je bois du café et je fume toute la journée."

     

    Virginie est artiste, elle l'a toujours été, je veux dire que ce n'est pas une artiste uniquement par son travail et elle m'a toujours beaucoup impressionnée. Elle a une force de caractère peu commune et c'est sans doute la fille la plus libre que je n'ai jamais rencontrée. Elle était très précoce, a affirmé son style et sa personnalité très jeune, et je n'ai pas été étonnée d'apprendre qu'elle a rapidement été reconnue comme illustratrice. C'était une fille hors norme qui m'a fait découvrir Sonic Youth à 17 ans, les chips au petit déjeuner et l'art de dénicher des objets kitsch dans lesquels se reflètent une certaine idée de la beauté. Je ne crois pas que Virgnie se soit déjà posé la question du regard des autres sur elle, ce qui est rare chez une femme.

     

    J'étais assez touchée qu'elle prenne le temps de m'écrire.

     

  • Prodigieuse naissance de l'amour

    02 février 2009

    Is she a Capulet?
    O dear account! my life is my foe's debt.

  • Forget me, Rose Bakery

    25 janvier 2009

    Je commence à douter sérieusement de la bonne foi des critiques gastro qui s'enthousiasment pour des adresses complètement nulles (pour ne pas dire ach). J'ai horreur de ce sentiment d'avoir été bernée après avoir suivi un conseil qui semblait fiable a priori. Alors, pour vous éviter ces désagréments, plutôt que de vous faire la liste des restos parisiens trop bons-mignons-sympas-pas-chers-et-adorables, permettez-moi de vous donner un conseil d'une valeur inestimable : évitez, de toute urgence, les deux restos suivants : Rose Bakery, 46 rue des Martyrs dans le 9e arrondissement, et Bio Boa, 3 rue Danielle-Casanova, dans le 1er (la liste pourrait s'allonger). Voici pourquoi.

     

    Rose Bakery
    Charmée par les critiques de cette cantine du 9e, je décide d'inviter Meilleure Amie et Tendre Moitié pour un brunch dominical bien mérité tout en haut de la bien-nommée rue des Martyrs. Après quinze minutes d'attente, nous nous attablons là où la serveuse a bien voulu nous asseoir, c'est-à-dire en plein passage (Meilleure Amie étant obligée de se déplacer toutes les cinq minutes pour que les serveurs puissent se glisser derrière elle). Agacés, nous changeons de place pour un autre bout de table, au fond de la salle. Les autres clients devant passer devant et derrière nous pour s'asseoir, nous avons dû nous lever six fois  pour permettre la fluidité de ces multiples déplacements. Bon. La serveuse nous apporte un seul menu pour trois et nous indique qu'il ne reste plus de scones au fromage. Déçue, je lui demande s'il manque autre chose sur le menu. Alors oui : il ne reste plus de fromage, ni de pizza, ni de quiche, bref rien de salé (il n'est que 15h). On se rabat sur de pauvres œufs à la coque + 1 scone nature, puisque c'est tout ce qui reste en cuisine (à quand les tickets de rationnement ?). La serveuse du début est remplacée par un serveur anglo-saxon ; Meilleure Amie lui demande du pain, et Mister est étonné qu'on s'adresse à lui en français. « Sorry ? » « Bread please, more bread. » (Mais oui, comment oses-tu poser une question en français ?) Le beurre manquant en cours de repas, nous finissons par tartiner nos croûtons avec un... carré de végétaline. Et pour finir, j'ai le malheur de mordre dans mon scone et de tomber sur un morceau de levure non diluée !

    Conclusion ? Forget me, Rose Bakery.

     

    Bio Boa

    De loin, la pire cantine bio de la capitale. Je commande une soupe de légumes, ainsi qu'un cheeseburger bio accompagné de blé et une eau minérale norvégienne (dont le design de la bouteille serait plus appropriée pour un shampooing). Je me retrouve avec un fond de soupe ultra salée, un immonde sandwich dont la viande n'a strictement aucun goût et une montagne de blé sec, caoutchouteux et beaucoup trop cuit. Quant au dessert (fruits au lait de coco), sa consistance et son aspect se rapprochent étrangement de celle du vomi. Tout ça avec zéro ambiance ! Pour une adresse appartenant aux Costes, on a déjà vu mieux.

     

    Heureusement, il existe encore des restaurateurs qui savent faire leur métier. Allez donc faire un saut chez "Supernature", par exemple, pour un brunch copieux, savoureux, dans un contexte vraiment sympa. Tout est bon, original et frais, du feuilleté de potiron à l'oeuf cocotte en passant par les trois variétés de pain, le jus pressé, la salade croquante, le fromage de chèvre mélangé aux noix de pécan, les confitures maison...  Le service est péchu et honnête, et on a vraiment envie de retourner tous les dimanches au 12 rue de Trévise, dans le 9e. Bon app !

  • Il fait beau dans vos oreilles

    22 janvier 2009

    Excellente compilation offerte avec les Inrocks cette semaine : de l'adorable peste Lily Allen au nouveau Franz Ferdinand en passant par la voix d'Alela Diane et la beauté angélique d'Antony&The Jonhsons, mais aussi Little Joy, sympathique, Andrew Bird, Charlie Qinston, Birdy Nam Nam... Il manquait juste un extrait du dernier Animal Collective (sorti le 11 janvier, planant) mais ce n'est pas grave, on est très heureux avec tout ça.   

    Et grâce à leur graphiste génial, vous aurez en prime cette photo de Paul-Armand Gette pour décorer votre table de nuit ! Elle est pas belle la crise ?

  • Biomane

    18 janvier 2009

    On trouve beaucoup d'info et d'intox sur la bio, mais sur le net, un des plus sérieux sites francophones sur le sujet, c'est Le Coin bio. Contrairement à beaucoup de guides et sites consacrés aux graines, « Le Coin Bio » n'est pas auréolé d'une aura mystique où l'on vous parlera chakras, cristaux magiques et énergies cosmiques. Bien écrit, on y trouve les vraies bonnes adresses pour consommer bio à Paris, des conseils avisés (beaucoup  s'adressent aux jeunes mamans) et des articles critiques, sans militantisme acharné, sur différentes dérives de ce grand mouvement. Pas de compromis, par exemple, pour le McDo dit « écolo » qui vient d'ouvrir dans le XVe arrondissement, quitte à se coller un procès.

     

    Ces jours-ci, une des news, par son incongruité, a attiré mon attention plus que les autres : « Jouir en accouchant » titre la journaliste, un brin sceptique. Eh oui : une Américaine (qui d'autre), Ina May Gaskin, sage-femme de son état, a publié en 1975 « Obstétrique spirituelle », dans lequel elle raconte des récits d'accouchements et donne une panoplie de conseils aux futures mamans : « Sur 151 de ses patientes, Gaskin a trouvé 31 femmes pour dire devant la caméra qu'elles avaient eu un orgasme lors de la naissance de leur enfant. Un secret bien gardé selon elle. »... Mouais. Une vidéo à la limite de la pornographie tente de convaincre le spectateur ébahi du caractère tellement pas sexy de l'accouchement. Toujours pas convaincu ? Moi non plus, mais bon, vous pourrez toujours visionner ceci et l'envoyer ensuite à tous vos potes sur facebook !