• Les chansons d'amour

    27 février 2011

    When you're growing up in a small town
    you say, no one famous ever came from here
    and you're having a nervous breakdown
    and you think that you'll never escape it
    yourself or the place that you live

    Where did Picasso come from
    there's no Michelangelo coming from Pittsburgh
    if art is the tip of the iceberg
    I'm the part sinking below

    When you're growing up in a small town
    bad skin, bad eyes, gay and fatty
    people look at you funny
    when you're in a small town

    My father worked in construction
    it's not something for which I'm suited
    oh, what is something for which you are suited
    getting out of here

    I hate being odd in a small town
    if they stare let them stare in New York City
    as this pink eyed painting albino
    how far can my fantasy go

    I'm no Dali coming from Pittsburgh
    no adorable lisping Capote
    my hero, oh, do you think I could meet him
    I'd camp out at his front doorThere is only one good thing about small town
    there is only one good use for a small town
    there is only one good thing about small townyou know that you want to get out

    When you're growing up in a small town
    you know you'll grow down in a small town
    there is only one good use for a small town

    You hate it and you'll know you have to leave
  • Fuck & Run

    24 février 2011

    Cette manière tellement débile qu'ont les filles de s'entre-tuer entre elles, donnant ainsi aux mecs les pleins pouvoirs de nous trouver encore plus débiles.
  • Le beau et le moche

    17 février 2011

    Parfois, quand la Branchitude décide qu'un truc est "bien" ou "beau" ou "réhabilité", il m'arrive de perdre mes repères esthétiques en termes de "beau" et de "laid", ou alors peut-être faudrait-il poser la question autrement.

    Quand les loup-garous hurlant à la lune, pouliches et licornes redeviennent à la mode sur les imprimés des t-shirts, ou que la typo "Metallica" se retrouve sur les pochettes de groupes électro intouchables, ou que le "doré" ou le motif "léopard" sont arborés par toutes les it-girls de l'univers, ou que l'esthétique du geek eighties est considéré comme le truc le plus merveilleux que n'ait jamais connu l'histoire de la mode et de l'art réunis, il m'arrive de me demander si le fait de l'identifier comme tel (moche/ringard/approximatif/bâclé/kitsch) ne constitue pas l'essentiel de la branchitude, jusqu'à ce que cette esthétique jadis honnie ne redevienne acceptable et que les jupes lamées entrent chez H&M. C'est la distance beau/moche qui crée le buzz : les lunettes de geeks et les chemises à carreaux boutonnées jusqu'au menton, les barbes de 18 mois et les chaussures bateau sont plutôt portées par des garçons jolis ultra sophistiqués abonnés à Crash depuis quatre ans. C'est supportable à partir du moment où l'on sait que c'est de "l'humour" (les lunettes de mononcle, le marcel, la casquette de trucker, les bijoux en or de latin lover, les serre-tête, les collants fluos période American Appareil avec les chaussettes de sport blanches jusqu'aux genoux...). Qu'est-ce qu'on s'est seulement épargnés ? Plus c'est plouc plus c'est sophistiqué, plus le décalage est grand plus c'est sexy, plus c'est drôle et désespéré, mieux c'est porté.   

    Non ?

    Je ne sais pas ce que c'est, en fait.

    Source photo : http://www.thezonders.com/, pochette de Minitel Rose, un groupe totalement 2010.
  • Suburbs

    17 février 2011

    Pour faire suite à mon précédent post, voir, dans un autre genre, l'excellente série "Sankt Petersburg Suburbs" (1993) du photographe Markus Jokela : http://www.markusjokela.com/Sankt%20Petersburg/index.htm.

    J'ai bien envie de constituer une iconographie de la banlieue et d'en faire une expo.
  • Why when it's hype, it's unpaid ?

    10 février 2011

  • The End

    02 janvier 2011

    Il y a les désirs et il y a les ordres. Il y a ceux qu’on déteste exprimer, ceux auxquels on aime se soumettre, ceux qu’on dévoile dans la gêne, ceux qu’on se surprend à aimer, ceux qu’on déteste qu’on nous donne, ceux qu’on aimerait réaliser, ceux qu’on provoque. Il y a des désirs irrépressibles et des ordres difficiles à donner, d’autres qu’on désire recevoir sans le savoir. Il y a un temps pour se taire et un autre pour l’impossible, un temps pour la solitude et un autre pour la folie, un temps pour donner sa vie parce qu’on n’a jamais rien d’autre à offrir, au fond.  
  • Vanité fair

    17 décembre 2010

    Jupes de laine bleue et piquante sous les genoux, collants et chaussures orthopédiques, chemisettes blanches, cravate rouge à pince et blazers bleus à boutons dorés. Sur le bras gauche, un écusson brodé : Per Angusta, Ad Augusta (“Par dur labeur à noble but” – naïveté désespérante des adages paysans). Les soeurs de la Charité : robes marronnasses et voiles noirs, montures épaisses, bas de contention et sandales. Messes obligatoires, confessions deux fois par année (l’invention délicieuse de milliards de péchés), crucifix dans toutes les salles de classe, discipline d’un autre âge, rapport militaire à l’étude et aux choses, silence permanent. Négation des corps et des plaisirs, des noirceurs et des douceurs inexplicables de la vie.

    Matin, messe. D’abord par ferveur, puis par ennui, puis par cynisme absolu. Ou alors bibliothèque au dernier étage, souvenir précis des voitures qui roulaient sur le pont et leur fumée dans le froid coupant de l’hiver. Il y avait aussi cette lumière, très oblique, très blanche, et l’idée de l“ailleurs” comme première réponse à la question de la liberté. L'Existentialisme est un humanisme, premiers pas en philosophie, bagage éternel contre la solitude et l’ennui.  

    Cela fait maintenant dix ans que je ne suis pas retournée sur les lieux de mon enfance.

    Photo "Nature morte à la vanité", photographie de Guido Mocafico, 2007
  • Le dictionnaire

    08 décembre 2010

    ... où l'on aime également et le calme du soir et la splendeur de l'aurore, et la sombre profondeur des forêts vieillies et l'éclat des prairies renouvelées, l'agrément des lieux faciles ou fréquentés et l'âpreté des lieux sublimes ou des ruines abandonnées, le bruit des hommes et la paix des déserts.
    É. de Senancour, Rêveries, 1799 pp. 63-64.