L'été de nuit

13 août 2019

Avant, je n'étais jamais seule. Il y avait les livres et la joie et la vie à venir. Il y avait son amour. Sa présence me comblait, elle était ce monde perdu. Désormais, je nage dans un lac immense, consciente de la vastitude du fond, de son envers soyeux. Une force m’y attire comme si j’avais plongé de très haut, que je ne pouvais pas retenir ma chute. Sans cet instinct vital qui voudrait me propulser à la surface, la vase finira par m’ensevelir tout à fait. Je saute sur place pour remonter, mais l’énergie nécessaire pour y parvenir me semble surhumaine.

Dehors c'est l'été, et c'est tout le temps la nuit.