Girls Like Us
04 avril 2010
Eva H. m’appelle de Los Angeles au volant de sa voiture, « attends je vais arrêter de parler il y a un flic derrière moi », tu roules vite, je le sais et je te vois bien sur la côte californienne, ton oeil scrutant lubriquement les corps avant de les filmer à même la peau. Ton rire sonore résonne jusque dans mon appartement parisien. Et puis avant-hier je crois, Emilie P. dans les couloirs du métro, discussion à la volée, acuité devant les passions, grande confiance de fond, tu es ce que tu fais - ce projet global. Le lendemain, Amélie H., thé d’après-midi, sagesse de la maternité, quelque chose comme la vie qui bat dans sa simplicité apaisée. Je pense aussi à Valeria, à ta vie londonnienne et l’humiliation quotidienne de l’intellectuelle soumise aux lois du marché – comme je te comprends. Ma boîte hotmail a répertorié 309 messages depuis un an avec ton seul nom, quand même.
Vous formez, à vous toutes, une assez formidable et bruyante armée.
Vous formez, à vous toutes, une assez formidable et bruyante armée.
