Rapaillée

23 décembre 2008

Tu es tellement libre, belle, chaleureuse, jolie, craquante, échevelée, étonnante, furieuse, sauvage, attachante, craquante, impudique, vibrante, secrète, magique, lumineuse, harmonieuse, sexy, fuyante, douce, difficile, capricieuse, chiante, timide, polie, gentille, délurée, vivante, gourmande et drôle, que j'ai du mal à te regarder dans les yeux ; alors que je t'ai méprisée et salie, trompée mille fois, tu m'accueilles une fois de plus en m'ouvrant les bras, j'ai envie de tomber à genoux, je sais que, même si je luttais contre cette évidence, tu m'appartiens, je sais que je ne t'échapperai jamais ;  et tandis qu'il fait si froid dehors et qu'à l'intérieur quelqu'un chante sous le bruit des voix, un mot remonte du fond des âges et je voudrais qu'il ne résonne pas trop fort : je t'ai tellement aimée, Montréal !