S'approprier la ville

24 décembre 2008

Comment s'approprier la ville ? Envahir ses terrains vagues, marcher sur ses murs, occuper ses espaces locatifs ? Le Centre Canadien d'architecture tente d'y répondre en présentant, jusqu'au 19 avril 2009, l'exposition ''Actions". Par l'entremise d'interactions expérimentales avec l'environnement urbain, de nombreux collectifs internationaux montrent les multiples possibilités d'une participation citoyenne, militante, humoristique et entièrement nouvelle avec la ville. L'artiste Sarah Ross, à Los Angeles, propose des combinaisons de mousse et de velours bleu qui épousent parfaitement la forme des bancs de parc et autres accoudoirs qui empêchent les citadins (et SDF) de s'y étendre. L'architecte Michael Rakowitz, de l'agence ParaSITE, invente un système d'autoconstruction urbain que l'on gonfle et chauffe à partir de l'air expulsé par les systèmes de ventilation et de chauffage des bâtiments, afin que les SDF puissent bénéficier d'un chauffage. L'ingénieur civil autrichien Hermann Knoflacher invente la Gehzeug, ou ‘'marchemobile'', une structure carrée en bois léger qui s'accroche aux épaules pour permettre au piéton d'occuper l'espace que prend approximativement un automobiliste. Le collectif ‘'Surveillance Camera Players'' de New York repère toutes les caméras de surveillance de la ville, les indique sur des plans, et propose des performances devant les dites caméras comme des lectures du roman de Orwell, 1984. D'autres proposent de faire brouter des moutons dans la ville afin d'économiser 30 000 $ de frais en tonte de pelouse ; enfin, des rigolos louent un espace de parking, y déroulent du gazon et y installent une table de pique-nique plutôt qu'une voiture... Le site de l'exposition (http://cca-actions.org/) invite même les citoyens à proposer de nouvelles actions ; les meilleures seront exposées à la Maison Shaughnessy du CCA.

 

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Une adresse secrète boulevard Saint-Laurent, à Montréal : avant d'aller se réchauffer au café ‘'Le Cagibi'', il ne faut pas rater Les Commissaires. Sorte de caverne d'ali baba du design, les pièces uniques sont numérotées et choisies avec amour, des lampes aux horloges en passant par les canapés, les couverts, les assiettes et même les linges à vaisselle. Tout est beau, bon et cher : http://www.commissairesonline.com/simplicite.swf

 

Demain, New York.