• Spliffs, whiskeys et daughnuts

    11 juin 2008

    Dans Noir, le jour n'existe pas. Le lecteur est prisonnier d'un rêve éveillé, il suit en titubant le narrateur, le détective Phil M. Noir, qui se retrouve souvent nu, habillé d'une simple culotte de femme ou d'une voilette trouée, et s'entretient ainsi dans son bureau avec sa cliente ou son assistante en toute normalité. Les situations changent à une vitesse étourdissante, les personnages apparaissent et disparaissent dans un halo vaporeux. Il faut le suivre, Noir, dans les bars où l'on sert du chili et des doughnuts (dont un mémorable « fraise et au poivre avec un glaçage au caramel » p.177), ce genre d'endroit où le distributeur de lait cache des flasques de whiskey. Il y a le Loui's, le Star Diner, le Woodshed, le Skipper's, il y a chez Big Mame où l'on mange des sundaes, et toujours des ruelles sombres, dangereuses, dégueulasses. Les détectives, les criminels et les policiers se confondent et la construction même du roman se cache et se tord dans la fumée des cigarettes et des spliffs, dans l'ivresse et les verres bien remplis du vrai-faux détective.

     

    Dans Noir, tout est poisseux et sombre, les poncifs du genre tendent à être conservés malgré une narration et une écriture plus qu'inhabituelles. La ville est un personnage et, comme l'écrira Coover à la fin de son roman aspirant : « un peu plus tard elle est venue te rejoindre et vous a demandé à tous les deux pourquoi vous parliez toujours de la ville comme d'une femme. Normal, a dit Joe, on est des mecs. C'est comme ça qu'on parle. » (p.170)

     

    Noir, Robert Coover, Seuil, Fiction & Cie, 2008

  • Le palais des glaces

    14 novembre 2007

    Hélène Frappat est critique de cinéma et philosophe ; on comprend mieux, par ces détails biographiques, la construction de son récit en cent « séquences » ou encore en cent « fragments », genre littéraire que l'on retrouve surtout au rayon philosophie. Cent facettes d'un même bijou qui forment un tout cohérent, quoiqu'anarchique, et qui demande au lecteur une certaine rigueur pour ne pas se perdre dans les dédales. Brouillant les pistes, l'auteure s'amuse à semer le lecteur, tant les fils de ce récit éclaté sont ténus. Pire, souvent les séquences se répondent avec une phase active/passive, criminelle/victime. Par exemple : la narratrice se fait voler des bijoux ; plus tard, elle volera une chevalière. Deux faces d'une même histoire, une fois subie, une fois choisie. Et ainsi de suite, traînant le lecteur étourdi dans ce palais des glaces, jusqu'au nombre cent... Comme elle l'écrira au fragment 87, p.125 : « L'agent » (comme l'auteur ?), « est-il celui qui agit, contrairement à celui qui subit l'action ? » (...)

    On ne peut parler de L'Agent de Liaison sans mentionner les nombreuses allusions aux patronymes, sans cesse trafiqués. Une véritable obsession. Les grands-parents maternels de la narratrice portent le même patronyme, Lanfranchi ; la mère de la narratrice change son patronyme pour celui de son beau-père, « Demesme » (où l'on entend, évidemment, de même) ; la narratrice mentionne que seuls les Italiens savent prononcer son nom ; Sylvette V. se cache sous différents noms et on ne connaîtra jamais entièrement le sien. Quant aux prénoms, ils changent constamment, la mère de la narratrice s'appelant tantôt Caroline, tantôt Marie-Rose, tantôt Rose... Tant d'identités masquées qui se dédoublent au fil des pages tandis que la narratrice n'arrive même pas à prononcer le mot « maman », préférant prononcer des « oh oh » pour l'appeler.

    Si, comme le disait Lacan, l'inconscient est structuré comme un langage, on peut avancer que le principal coupable de ce roman reste le langage lui-même. C'est lui qui, entre les lignes, est mis au banc des accusés, lui le grand imposteur qui trahit sans cesse la pensée, par ses absences, ses lapsus, ses fautes, ses manques. Lui qui est mis en accusation, coupable de cacher, d'emmitoufler, de travestir, lui qui n'est que « morceaux de sens brisés » (fragment 2, p.14), exactement comme l'est le récit. Le langage est espionné dans la bouche de la mère de la narratrice comme un ennemi à combattre, cette mère Corse qui s'exprime comme écrit sa fille : en ellipses. Le langage est haché dans le bégaiement de l'adolescent, teinté ici et là de différents accents, mêlant les mots et leurs significations par le déplacement d'une seule lettre, parfois un E ou un R. Surtout, le langage de l'écrivain, les mots qu'il choisit pour construire son récit, dévoile et cache tout à la fois les pensées d'une auteure à demi cachée sous son avatar de narratrice, exactement comme les espions aux doubles vies de son roman.

     

    L'Agent de Liaison, Hélène Frappat
    Allia, 2007

  • Poésie et matériel

    13 octobre 2008

    «  Écrire - c'est vivre : c'est aimer les petits carnets,
    les mots, l'écriture, - c'est vouloir que quelque chose
    soit - peut-être - de manière éternelle. »

    Carnet 7 (1919-1920)

     

    Il y a toujours quelque chose de très émouvant dans la lecture des carnets ou des journaux intimes des écrivains, et encore plus des femmes écrivain. C'est à se demander pourquoi conservent-elles si précieusement ces documents. Ont-elles conscience, une sorte de prémonition sur l'importance de ces archives pour les lecteurs du futur ? Je me rappelle avoir lu les Journaux de Sylvia Plath avec encore plus d'émotion que ses poèmes, tant la franchise et la fraîcheur de ses notes au fil des jours et sa spontanéité toute quotidienne prenaient alors une couleur universelle. D'ailleurs, il existe un lien de parenté entre Marina Tsvetaeva et Sylvia Plath, mais aussi avec Virginia Woolf, bien qu'elles aient évolué dans des époques et des lieux différents ; leurs vies d'épouses ou de mère, les tâches ménagères et les soucis financiers occupent souvent davantage ces femmes que leur propre carrière. Et toutes trois, dévorées par l'angoisse ou la maladie, ou frustrées de vivre à l'ombre de leurs collègues masculins, mettront fin à leurs jours. La préface de Caroline Béranger aux Carnets de Marina Tsvetaeva insiste particulièrement sur ce point : « La présence écrasante du quotidien menace de détruire le déroulement de la vie intérieure. L'activité de création est sans cesse interrompue par les préoccupations matérielles. Les pensées de Tsvetaeva se mêlent à des listes d'objets ou des colonnes de comptes. » (p.19)

     

    La lecture des Carnets de Marina Tsvetaeva (1892-1941), poète russe dont les préoccupations métaphysiques se mêlent aux inquiétudes les plus matérielles, entre détresse physique et quête d'absolu, nous convie à ce même émoi. Merveilleux travail d'édition dirigé par Luba Jurgenson aux Éditions des Syrtes, la publication, inédite jusqu'à ce jour en français, des Carnets de Tsvetaeva est un véritable joyau littéraire, tant pour la recherche universitaire que pour l'étude biographique du poète : il n'y pas que la poésie qui compte, mais aussi les conditions dans lesquelles cette écriture est née et qui en dit long sur l'histoire des femmes, entre la varicelle des enfants, les comptes serrés et les vers écrits au coin du poêle.

      

    Marina Tsvetaeva, Carnets
    Editions des Syrtes, 2008

      


     

  • La double-vie de Nick

    01 octobre 2008

    Les personnages de Julie Wolkenstein souffrent, comme beaucoup de littéraires, d'une maladie répandue : bovarysme et « proustisme » mêlés. Elle y fait explicitement référence ; la troublante exergue de Proust (« Nous ne sommes tous, nous les vivants, que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonctions ») campe d'emblée la théorie de ce livre merveilleux : le littéraire ne vit pas. Il anticipe.

     

    Lise Beaufort est une ancienne professeur de littérature de Berkeley à la retraite. Après la mort de son « cousin » Nick (d'une maladie incurable qui ne sera pas nommée) et de sa tante, elle hérite d'une superbe maison sur l'île de Martha's Vineyard. Son goût pour l'heure de l'apéro, la baignade, le vin, l'herbe, les Long Island Ice Tea, les hommes, les cigarettes, donnent à la narratrice, dès les premières pages, un côté irrésistible.  « Peu de moments dans la vie approchent la perfection autant que l'heure de l'apéritif, surtout lorsqu'il est servi, comme c'était le cas ce premier soir, face à la mer et juste un peu trop tôt, juste assez en fait pour que s'y mêle un délicieux sentiment de culpabilité, de "C'est pas raisonnable" - bref, avant le coucher du soleil. » (p.9-10) D'emblée, Julie Wolkenstein transgresse la frontière qui sépare son livre de celui de James, qui traversera en filigrane la totalité de son roman. En effet, dans Portrait de femme, Henry James écrivait que « la vie offre peu de moments plus agréables, dans certaines circonstances, que l'heure consacrée à la cérémonie du thé ». Les premières pages nous transportent immédiatement dans le calme voluptueux et luxueux des romans fitzgéraldiens ; même l'écriture, généreuse et alléchante, semble naître d'une main américaine ; à plusieurs reprises lors de ma lecture, j'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'une traduction de l'anglais.

     

    Intrusion du story-telling dans notre paysage littéraire parisien ? Logique extraordinaire de construction, grande maîtrise du texte et de l'énigme, partage juste du détail et de l'ensemble, de poésie et d'intrigue : oui, L'Excuse est un très grand roman. Loin du style parisianiste nombriliste qui prolifère depuis des années sur les tables des librairies, L'Excuse a peut-être ouvert la brèche du roman du XXIe siècle français.

     

    Julie Wolkenstein, L'Excuse

    P.O.L., 2008

  • Diogène aujourd'hui

    09 septembre 2008

    C'est l'un des livres les plus sympathiques de la rentrée : Le Philosophe facétieux de Georges Picard nous plonge dans les réflexions d'un philosophe rebelle, fatigué des fumisteries universitaires et du sérieux ronflant associé à cette discipline. Amoureux des textes et des idées, il ne rechigne pas à se moquer de la reine des sciences humaines avec un plaisir chargé d'affection. Très court, le livre se dévore en quelques heures et déclenche chez le lecteur étonné d'irrésistibles fous rires.

     

    Georges Picard, qui a étudié la philosophie et occupé différents postes dans l'édition avant de devenir journaliste à 60 millions de consommateurs, commence son Philosophe facétieux en s'excusant d'évoquer, dès la première ligne, Platon. Cet incipit est intéressant puisqu'il épouse la thèse du livre : la philosophie n'est pas très fashion. Elle repousse, même. Commencer un livre en évoquant Platon est donc forcément une « maladresse » (p.9), quelque chose qui devrait effrayer, ou ennuyer, le lecteur lambda. Pire, sait-on de quel Platon il est question ? « Encore faut-il préciser que ce Platon-là est bien le philosophe grec du Ve siècle avant Jésus-Christ et non le basketteur de je ne sais quelle équipe du championnat américain de la NBA. » (p.9)

     

    Mais, heureusement, il reste des amoureux de la philosophie. Comme ce quidam du RER A4 (Marne-la-Vallée/La Défense) qui lisait le Timée, debout, pressé contre les autres passagers. Ou ce lecteur perdu dans la foule des salariés à moitié endormis, le narrateur confessant qu'il fait partie lui-même de cette « catégorie d'individus rêveurs, intriguables et facilement amusés. » (p.13) D'où son approche personnelle, anti-scolaire, de la philosophie : « Finalement, de la pure émotivité. On comprend que je n'étais pas prêt à passer des examens et que la philosophie scolaire n'était pas à mon pied. Ce qui m'allait beaucoup mieux, ce qui me va encore, c'est le pouvoir de rêverie associé à ce nom magique, Platon. Merveilleux stimulus !» (p.13) Entre les activités harassantes du quotidien et le refuge de la philosophie, Picard nous offre des pages magiques sur le plaisir de la lecture. Sandwich rillettes à la main, il se réfugie dans un square où il peut s'adonner à sa passion à l'heure du déjeuner, fuyant les invitations de sa collègue Mathilde, avant de rentrer à 14h pour remplir des formulaires.  

     

    Georges Picard, Le Philosophe Facétieux
    José Corti, 2008

  • Feu !

    06 août 2008

    Une nouvelle maison d'édition, Emblée, de nouveaux auteurs, et une maquette plus design tu meurs : on souhaite longue vie aux courageux instigateurs de ce projet difficile. Car Feu l'artifice s'inscrit dans cette famille poétique où les jeux typographiques et la mise en page sont aussi sinon plus importants que le texte lui-même. Et les choix éditoriaux proposés ne s'attachent visiblement pas à atteindre un public très large.  Car c'est un bel objet, il faut le dire. Sans page de garde, le texte est imprimé directement au verso du premier plat (idem pour le deuxième plat).            

     

    Tout l'art de Chazelas consiste à jouer à cloche-pied entre une poésie qui, en premier lieu, semble lorgner du côté de l'abstraction (bien que d'un point de vue littéraire, l'abstraction soit toujours approximative) avant de surprendre le lecteur par des instants de fiction. A la manière du cinéma de la Nouvelle Vague, Chazelas intervient directement sur le texte comme une voix off (d'ailleurs ces moments de « voix off » sont imprimés en corps 5 ou 6, comme une voix minuscule ou chuchotée): « (j'aurais bien aimé écrire un truc captivant) (je me serais bien vu déployer une grande machinerie romanesque, ici même) » (p.10)

     

    Christophe Chazelas, Feu l'artifice
    Editions Emblée, 2008

  • Un goût de Chine

    01 octobre 2008

    « Avivant un agréable goût d'encre de Chine,
    une poudre noire pleut doucement sur ma veillée.
    - Je baisse les feux du lustre, je me jette sur le lit,
    et, tourné du côté de l'ombre, je vous vois,
    mes filles! mes reines!
     »

    A. R., Phrases

     

     

    Ville réelle est un carnet de voyage, une balade, un Petit Routard poétique, une déambulation libre dans Pékin où les monuments et les lieux sont décrits par leurs couleurs, les ruelles par leurs odeurs, les mœurs par des conversations dans un taxi. Écrit sous la forme d'un journal daté du 11 juillet au 7 août, il décrit quotidiennement le trajet de la narratrice, étudiante française de chinois qui préfère l'école buissonnière et les rues de Pékin à la fréquentation assidue de ses cours.

     

    A peine sortie de l'hôtel, engourdie par le décalage horaire, la narratrice se met à arpenter les rues de la ville. Ariadna de Oliveira Gomes met tous ses sens en éveil lorsqu'elle visite Pékin ; ce ne sont pas que ses yeux qui découvrent, c'est tout son corps qui ressent le pouls de cette ville : « Je remonte le flot du passage piétons envahi de tête. Qu'est-ce que c'est, je suis le mouvement de la masse à travers cette façade, une odeur violente de pauvreté claque, j'écarte les grands rideaux plastique de l'entrée, toutes sortes de légumes inconnus s'entassent, des fruits, des biscuits, des viandes, le sol est couvert de cagettes. » (p.3)

     

    Dans les marges, des indicateurs géographiques marquent les principaux lieux visités ; on trouvera à la fin du livre le descriptif détaillé de chacun d'entre eux. Ainsi, à côté de « Chang'an dajie », ce paragraphe : « L'avenue sort droite des circonvolutions. Des immeubles gigantesques surgissent autour du petit bus ; la voiture était vide quand je suis entrée, et maintenant, des dizaines de corps se serrent contre la lumière électrique, je vois toutes les mains suspendues noires aux barres. » (p.4) A l'index, « Chang'an dajie » est décrite comme « L'avenue de la Paix éternelle, principales artère est-ouest de la ville (...) » (p.191). Se positionnant radicalement comme Européenne, la narratrice se demande pourquoi elle n'a pas pu monter dans le bus, comme si le bus « c'est pas un transport pour un Européen. » (p.7)

     

    Ariadna de Oliveira Gomes, Ville Réelle
    Éditions Emblée, 2008

  • Fixer les vertiges

    09 juillet 2008

    L'écriture de Ludovic Hary n'échappe pas à la célèbre phrase de Marshall McLuhan, « Le média est le message ». La plateforme très singulière qu'offre Internet semble avoir déteint sur l'écriture de cet écrivain-blogueur. La rapidité des détours, sursauts, jeux de passe-passe, mais aussi, comme au cinéma : regards caméra, voix off, jump-cut, faux raccords, montages parallèles, citations et flash-back font de ce bien nommé Sous la vitesse un étrange livre-somme qui lorgne ouvertement du côté du chaos. C'est un livre remix, sériel, improvisé et, venons-en au cœur du sujet : jazz. Sous la vitesse ne fait que frôler le delirium tremens ; Ludovic Hary garde la tête froide derrière son ordinateur ou derrière sa batterie, comme le suggère l'illustration de la page couverture. C'est le lecteur qui se sent obligé de cliquer n'importe où sur la page. Et la page, c'est le sujet du début de ce livre-collage, à l'ambiance très http.

     

    Sous la vitesse débute en 2006 et se termine en 1967, année de naissance de l'auteur et tente de croquer, d'après ce que promet la quatrième de couverture, le portrait de Hary « par le prisme des autres ».

     

    Plusieurs espaces temporels se superposent dans Sous la vitesse, un peu comme sur une portée musicale. La cadence de fond, c'est le temps long des années, dont le symbole millénaire est représenté par un pin maritime, planté « Un 16 avril » (p.14). Il est vert émeraude et mesure « 184 cm ». On retrouvera ce pin au fil des pages qui vont decrescendo. Parfois, il grandit (188 cm page 39, 2 mètres page 68), mais parfois aussi, il régresse : 157 cm page 105. L'autre espace temporel est celui d'une rythmique quotidienne, celle des jours et des heures, dont le tempo est donné par de menus détails comme un rendez-vous chez le coiffeur. Cet instant bref, vite passé, souvent répété, et qui ressemble à la vie même : « /Un jour de la semaine : je voudrais la même coupe, mais en plus court. Non. J'aimerais une crête, verte, jaune, bleue, ordem e progresso, sur chaque tempe. Non, je les veux en brosse. Non. Frisés. Non. Oui. Faites-moi votre suggestion./ » (p.13) Ses conversations avec le « coiffeur » (ou plutôt son monologue) reviendront tout au long du livre, changeant à chaque fois d'idée de coupe, suivant les humeurs.

     

    Le « journal » commence le « Vendredi huit juillet deux mille cinq » (p.15) et se termine le « Dix-sept avril mille neuf cent soixante-sept » (p.221) que l'on devine être le jour de naissance de l'auteur.

     

    A partir de là, tous les délires sont permis ; la vie avec ses détours, ses contours, ses grandes peines (la séparation), ses grandes joies (plaisir de la lecture).

     

    Et, en bon batteur de rythmes qu'il est, Ludovic Hary ne s'en est pas privé.

     


    Sous la vitesse
    , Ludovic Hary , Verticales, 2008